La crise : révélatrice de la folie de notre système monétaire

Avec l’entrée de l’économie dans la crise 2.0, nous commençons à percevoir des alertes systémiques de toutes parts, faisant état des nombreux problèmes que provoque notre système monétaire actuel. Une question se pose : pourquoi donc les cours de l’or et l’argent baissent-ils ?

La fin du QE2 d’ici le 30 juin 2011 va entraîner, s’il n’est pas suivi d’un QE3, un repli brutal des marchés, tout comme avant la chute de 2008.

Deux scénarios s’offrent à nous :

  • 1) Les Américains, au travers de la FED, lancent un QE3 pour relancer la machine monétaire, permettant aux marchés ainsi qu’aux matières premières, dont l’or et l’argent, de se ressaisir. Nous serons repartis sur le chemin de l’inflation.
  • 2) Les Américains décident officielement de ne pas lancer de QE3. L’or et l’argent baissent momentanément, vendus par les investisseurs et Hedge Funds pour soutenir les retraits de liquidités effectués par leurs clients, s’affolant de la baisses du marché des actions et obligations, qui s’effondrent. Il en résulte, dans un second temps, une ruée physique sur les deux métaux pour se protéger de l’état de délabrement du système monétaire et financier. Nous entrerons dans une nouvelle phase de remonétisation de l’or et l’argent.

Dans le premier cas, les monnaies fiats se transformeront en malades chroniques, ou signeront, dans le second, leur arrêt de mort. La FED se retrouve piégée, elle ne peut tout simplement pas arrêter le quantitative easing sous peine de voir le système monétaire exploser. En revanche, elle risque aussi, en lançant ce QE3, de subir une déferlante de critiques provenant de Chine, qui fera pression avec ses milliards de dollars de réserves. Quels choix lui reste-t-elle ? Certainement un QE3 officieux ou masqué, sous une forme encore inconnue jusque là.

Le patron de Pimco, Bill Gross a laissé entendre que la QE No3 sera annoncée lors de la prochaine réunion des patrons de banques centrales à Jackson Hole… Bonne nouvelle donc pour les banquiers et les traders, mais très mauvaise pour vous car cela va exploser et accélerer l’inflation de tout, absolument tout, nous conduisant avec certitude dans Weimar 2.0. De toute manière, la Fed n’a pas d’autre choix, c’est la planche à billets ou la guerre… Préparez-vous à une hausse des prix de 10% de plus sur août et septembre 2011.

Source: quotidien.com

Face à la folie du système monétaire actuel, le retour à l’étalon or et argent devient une évidence.

Les Grecs vident leurs comptes en banque pour acheter des pièces d’or, nous apprenait le Financial Times la semaine dernière. Alors, vous croyez encore que l’or n’est pas une monnaie ?

La gravité de la crise que nous traversons nous échappe encore en grande partie. Elle a fait trembler sur ses fondations non seulement les plus grandes banques mondiales, mais aussi les principales économies de la planète.

La crise est aussi un révélateur de la folie de notre système financier. Mory Doré vous en parlait très bien dans ces colonnes il y a quelques jours : nous payons la sur-cupidité qui a poussé à la création de produits financiers de plus en plus complexes et dangereux. Une véritable bombe à retardement placée au coeur du système financier.

De l’or au dollar… et de nouveau à l’or ?
Les excès de nos économies, de la financiarisation à l’extrême, des dangers de la bulle du crédit… nous vous en parlons régulièrement dans la Quotidienne. Aujourd’hui, j’aimerais revenir sur la décrépitude de notre système monétaire. Nous avons commencé cette réflexion la semaine dernière en démontrant la politique de taux bas et en soulignant les dangers des taux d’intérêts réels négatifs.

C’est la décadence du système de réserves mondiales. Les accords de Bretton Woods en 1944 ont mise en place un système monétaire dans lequel le dollar, appuyé sur l’or, tenait la place principale.

Dans un second temps, l’or a été retiré de l’équation. C’était en 1971, quand Nixon a décidé d’abandonner définitivement le système de l’étalon-or. Les Etats-Unis étaient alors si confiants en l’avenir, si certains de la puissance de leur économie, qu’ils ont, à partir de 1975, permis à leur citoyens d’acheter des lingots d’or.

Cela paraît banal comme autorisation mais cela veut signifie que la Fed et les autorités américaines étaient persuadées que l’or ne serait plus jamais une monnaie. Evidemment, il ne faut jamais dire plus jamais.

L’abandon de l’étalon-or a eu de nombreuses conséquences, en particulier sur les banques. En 1880, les banques détenaient en moyenne 30% de leurs actifs en réserve. En 1971, elles n’en détenaient plus que 10%. La conséquence de tout cela est que les banques sont devenues beaucoup plus lucratives. Elles peuvent prêter plus en détenant moins. Et au final, le risque est reporté sur les citoyens (contribuables et consommateurs).

Evidemment, l’abandon de l’étalon-or semblait au départ une excellente idée. On ne peut pas imprimer d’or contrairement aux billets. Cette « souplesse » du papier-monnaie devait accompagner la croissance économique.

Les excès n’ont pas tardé et nous assistons aujourd’hui à une débâcle absolue qui est la conséquence directe du blanc-seing qui a été donné aux banques et aux banques centrales – et surtout à la Fed – d’imprimer autant de monnaie qu’elles le souhaitent.

Le retour de l’or comme monnaie
A la faveur de la crise, de la progressive destruction du dollar par la Fed, de la remise en cause des monnaies fiduciaires, l’or a progressivement repris son rôle de monnaie.

Plusieurs signes à cela. En premier lieu, les banques centrales, qui pendant des années se sont débarrassées de leurs réserves d’or, sont passées acheteuses depuis le début de la crise. Les banques centrales des pays émergents sont d’ailleurs particulièrement intéressées par la relique barbare : mieux vaut des lingots plutôt que des monceaux de dollars qui perdent un peu plus de leur valeur chaque jour. Et dernièrement, ce sont les banques centrales qui se sont remises à acheter de l’or.

Deuxième signe, les banques centrales ne sont pas les seules à vouloir de l’or à tout prix. En début d’article, je vous citais l’exemple grec. Mais il y a aussi la frénésie acheteuse chinoise et indienne pour tout ce qui se rapproche de près ou de loin avec l’or ou encore les Allemands qui se jettent sur l’or physique (un bon réflexe quand la mémoire collective est encore marquée par les conséquences de l’hyperinflation des années 30).

Troisième signe, les Etats réglementent de plus en plus l’achat d’or physique, comme le rappelait Marc Mayor dans l’Edito Matières Premières en mars dernier. L’Etat de Washington propose de remettre en vigueur une loi (House Bill 1716) qui réglemente l’achat et la vente de métal jaune. « Dans l’Etat de Washington, tout vendeur d’or physique pourrait devoir livrer : Nom + date de naissance + sexe + taille + poids + race + adresse + numéro de téléphone de la personne avec qui il a conclu une transaction.

Ne croyez pas que les acheteurs échapperont à la corvée. C’est un véritable roman que vous devrez écrire sur votre acquisition : Marque + prix + numéro de série + modèle de lingot + signes gravés dessus + taille + forme. Vous devrez même donner la couleur de l’or jaune !

Dernier petit détail : dès que la transaction atteint 100 $, l’acheteur doit en plus collecter la signature, la photo et les empreintes digitales du vendeur ».

Bref, tout est fait pour dissuader les particuliers d’acheter de l’or. Et les Etats-Unis ne sont pas les seuls à faire très attention à ce qui se passe avec l’or.

Quatrième signe, l’or est partie prenante des réflexions autour d’une nouvelle monnaie de réserve mondiale, en remplacement ou complément du dollar. Il n’est évidemment pas question de revenir à un véritable étalon-or. Les stocks d’or ne suffiraient pas à couvrir une infime partie de la masse monétaire mais pays producteurs du pétrole et Chine en tête militent pour l’introduction de l’or – bien plus stable que le billet vert – dans un panier de devises.

Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?
Si Ben Bernanke semble pour le moment décider à ne pas se lancer dans une troisième phase d’assouplissement monétaire (QE3), il a cependant annoncé que les taux allaient rester bas pendant encore très longtemps.

Et pendant ce temps, l’inflation ne cesse de grimper non seulement aux Etats-Unis mais aussi en Europe. C’est un sujet sur lequel nous avons beaucoup insisté : l’interdépendance des économies mondiales implique que l’inflation ne se cantonnera pas à un pays ou un continent. D’autant plus qu’elle est véhiculée par la flambée du cours des matières premières. Alors à moins de n’importer aucun baril de pétrole, d’énergie ou de produits alimentaires ou manufacturés – bref de vivre en totale autarcie – les économies européennes vont avoir du mal à échapper à l’inflation.

Quelles conséquences pour la zone euro et donc pour nous ? Pour le moment, l’inflation est officiellement de 2,5% environ. Quelle sera la politique du futur président de la BCE, Mario Draghi. Nul le sait pour le moment.

Mais ses faits d’armes parlent en partie pour lui : il a été vice-président de Goldman Sachs pour l’Europe (banque qui a été impliquée dans la dissimulation du déficit public de la Grèce et qui est donc en partie à l’origine de la crise actuelle) et président de la Banque centrale italienne (l’Italie étant un des prochains pays après l’Espagne sur la liste des participants sérieux à la crise de l’euro). Et il s’est fermement opposé à l’Allemagne dans sa politique de rigueur face à la crise grecque.

Il y a donc de quoi douter que l’inflation soit son principal sujet de préoccupation.

En conclusion, nous voyons toutes les raisons pour la crise du système monétaire actuel (destruction des monnaies fiduciaires + politique de taux à zéro + inflation = taux d’intérêts réels négatifs) se poursuivent dans les mois qui viennent. L’or devrait, en toute logique, continuer à grimper.
[Contrez dès aujourd’hui la faillite de l’Etat-Providence !

Les politiques économiques menées depuis deux ans aux Etats-Unis et en Europe vont entraîner la faillite complète des Etats-Providence. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Simone Wapler.

Mais parallèlement, vous pourriez en profiter pour multiplier potentiellement votre richesse par quatre… en prenant les devants dès aujourd’hui.

Source: MoneyWeek

4 commentaires

27/06/11

[…] moyenne, tandis que le taux d’inflation en Indonésie est de 1% ou 2% plus élevé. Dans ce contexte d’instabilité économique mondiale, le Dinar or et Dirham d’argent sont perçu comme une source de sécurité et de stabilité […]

27/06/11

[…] 2006, Mike Maloney, fondateur et directeur de Goldsilver.com, nous alerte sur les dangers de cette crise systémique et de son arme fatale, […]

27/06/11

[…] de leur casino financier fait de papier. J’ai commencé à alerter les investisseurs de la folie de parier dans leur jeu, parce que ce système papier, allait entièrement être sur le point de s’effondrer. En […]

27/06/11

[…] qu’on va monétiser à mort. […] C’est-à-dire qu’on va faire passer les QE de monsieur Bernanke pour des apéritifs. […] Bernanke a annoncé le QE3 et monsieur Trichet se laisse aller à la […]

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